Sortie du 2 mai 2018 (GR65 Gers)

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Sortie du 2 mai 2018 (GR65 Gers)

Message par Jihem le Jeu 3 Mai - 19:18

Participant : Jihem

Après une première journée dans le Gers sous une pluie discontinue, c'est avec plaisir que je découvre, le lendemain, un très beau soleil, en ouvrant les volets. Par contre, il fait 5° et l'herbe est blanche ce matin. Vu qu'il doit faire beau toute la journée, je décide d'attendre le début d'après-midi pour aller rouler, avec des températures plus agréables.

J'ai à peine le temps de sortir le vélo, de le regonfler, de retrouver mes affaires et me préparer, que, déjà, les premiers nuages font leur apparition. Pas glop, pas glop. Je décide donc de partir du côté où je vois encore du ciel bleu, mais je ne vais pas trop en profiter, les nuages arrivent vite, bien gris et menaçants. Heureusement, la température est assez agréable, et, même en manches courtes, cuissard court, sans maillot technique, c'est supportable.

Je prends l'allée pour sortir de la maison, j'ai même pas fait 100m que j'aperçois un gros chien qui passe à la sortie du chemin. Mais c'est pas vrai, j'ai vraiment pas de bol ! Je temporise, le temps de le laisser partir et à l'embranchement, je prends le sens opposé.

Vu la pluie d'hier, je me dis que cela risque d'être boueux et j'imagine plutôt un parcours bitumé sur les petites routes, mais au bout de 3 km, quand je coupe le GR de Saint Jacques de Compostelle, je ne peux résister et je m'y engage, c'est quand même plus sympa de faire du VTT sur un chemin plutôt que sur la route. Ce premier passage est sec, ce qui me rend optimiste pour la suite.

Je rencontre mon premier groupe de pélerins (décidément, maintenant, quelle que soit la saison, j'en rencontre toujours, une vraie mode), puis gagne le Pont d'Artigues. Là, j'hésite un peu, soit je fais le tour par une petite route sinueuse qui monte assez longtemps et qui m'amène pas loin de la bonne descente de Larressingle (village fortifié), mais je ne sais pas dans quel état elle est cette descente, et elle peut être très humide et casse-gueule dans ces conditions (je me suis déjà pris une bonne gamelle dedans, il y a quelques années et j'ai encore souvent mal à la main de temps en temps), soit je monte cette fameuse descente, ce qui me permet de reconnaître le terrain. C'est cette dernière option que je choisis.

Après un nouveau flot de pélerins, j'attaque la première partie, légèrement grasse par endroit, mais ça passe, puis j'attaque le gros morceau du milieu, bien pentu et souvent humide. Hé bien, cela se confirme, c'est plus que gras, c'est carrément boueux et je vais m'embourber deux fois, n'arrivant pas à m'arracher du bourbier et finissant un pied à moitié sous l'eau les deux fois. A la descente, ça va pas le faire, c'est sûr. Le dernier tronçon, le plus raide, est en partie sec, mais pas complètement, il faut parfois passer sur le côté, en dévers, et je finis par arriver au sommet bien essouflé, en tirant fort sur les pédales et le guidon. Punaise, vraiment pas facile de rouler dans le coin, ça pique ces grosses montées qui tuent !

Je repars de l'autre côté, sur le versant Condom, et, juste au moment où j'attaque la descente, dans un virage, je me retrouve nez à nez avec un couple à cheval. Les chevaux sont apeurés et font des écarts, je m'arrête vite sur le côté pour ne pas les effrayer davantage et les laisse passer. En bas du chemin, je retrouve une petite route, jamais prise dans ce sens, qui me ramène au sommet de la route évoquée en première option tout à l'heure. Waouh, c'est bien raide aussi ici, et encore, c'est bitumé ! Vu la tête des côtes et comme j'en bave, je m'inquiète un peu pour le trip, ça va être chaud quand même avec si peu de préparation.

Je profite de la descente pour récupérer, en enchaînant les lacets agréables, et à peine arrivé en bas, je vais me chercher la grimpette qui monte au village fortifié de Larressingle. C'est encore bien raide, mais je me sens mieux et elle passe pas si mal finalement. Par contre, au sommet, tous ces efforts m'ont donné soif, et comme je n'ai pas pris d'eau (je n'ai pas retrouvé le bon sac, ni mon bidon ...), j'en profite pour aller boire un jus d'orange à la terrasse de la crêperie, à l'intérieur des fortifications. Il ne fait pas bien chaud, je bois vite et ne m'attarde pas.

Je redescends par la route et vais reprendre le GR dans l'autre sens. La montée de Pellefigue, avec le sommet bien raide, passe pas trop mal, je me dis que je vais donc poursuivre jusqu'à Montréal du Gers. Petit à petit, je rattrape et double tous les pélerins que j'avais croisés précédemment. Par contre, cette fois, j'ai le vent dans le nez et c'est un peu dur dans la longue montée de Routgès. 

Il est temps d'attaquer la bonne descente du ruisseau de Répassat. Avec le Lapierre et le terrain gras, j'ai peu d'espoir d'aller titiller mon kom réalisé avec le Rocky Mountain, et en plus, j'ai peur de tomber sur un des groupes de pélerins, les vieux, que je n'ai pas encore rattrapé, d'autant qu'il y a des grosses ornières plus ou moins boueuses, maintenant, un tracteur ayant du passer dans le coin, en pleine période boueuse, c'est donc piégeux ! Heureusement, je les rattrape juste en bas, au niveau du ruisseau, on ne se sera pas gêné.

La remontée en face est complètement sinistrée, avec ces énormes ornières desquelles je m'arrache assez bien, malgré la pente. Au premier palier qui permet de souffler quelques secondes, je rattrape un dernier groupe de pélerins qui fait la pause, juste avant d'attaquer le dernier tronçon, plus facile.

Je redescends alors sur Montréal, fait le tour du village et repars du bas, par la route, pour me faire la longue montée progressive, avant de repartir en direction de Condom. Evidemment, comme rien n'est plat ici, c'est une succession de montées/descentes. Dans la montée la plus longue et la plus raide (elle est toujours aussi ingrate celle là), j'ai le temps de regarder le paysage et j'en profite pour voir une biche sortir du bois pour aller renifler les vignes. Elle me repère assez vite, attend un peu de voir ce que je fais et finit par repartir se planquer dans le bois. Toujours sympa de voir une biche, c'est mieux que les chiens furieux du coin.

Retour à la maison, avec les premières gouttes de pluie qui arrivent, bon timing ! Depuis, il pleut non stop ... Je guette le prochain créneau pour pouvoir aller rouler à nouveau ...

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Re: Sortie du 2 mai 2018 (GR65 Gers)

Message par bbanpc le Ven 4 Mai - 20:20

joli CR mon lapin!!!!!! par contre seulement 36km en passant par montréal...... Rolling Eyes moi pas comprendre!!!!!!!!
:dehors:
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